Akoun revendique l’assassinat des soldats de l’ONUCI

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Akoun Laurent, secrétaire général et porte-parole de l’ancien parti au pouvoir, est-il le cerveau des récentes attaques de l’ouest et qui ont coûté la vie à plusieurs personnes ? Avant que la justice ne rende les résultats de son enquête, ce dernier a déjà ‘’revendiqué’’ les attaques au cours de laquelle près d’une dizaine de soldats de l’ONUCI ont été tués.
Dans un communiqué signé de ses propres mains et rendu public samedi dernier, soit le lendemain des attaques, il se jette la pierre. Voici ce qu’il écrit : « 1. Le FPI considère que l’arrestation au Togo et le transfèrement en Côte d’Ivoire du Ministre Lida Kouassi Moise n’est rien d’autre qu’un rocambolesque enlèvement qui relève d’un banditisme avéré d’Etat opéré par 2 autorités dictatoriales recouvertes du manteau de la République.
2. Le FPI interpelle les autorités togolaises afin qu’elles se souviennent que «les intérêts de l’Etat ne doivent pas être confondus avec les intérêts de ceux qui gèrent l’Etat à un moment donné de l’Histoire». 3. Le FPI rappelle aux autorités politiques ivoiriennes du moment que «quiconque gouverne avec et par la force finit par trouver sur son chemin plus fort que lui. Ce n’est qu’une question de temps.» Laurent Akoun est un homme politique de premier plan en Côte d’Ivoire. Né en en 1949, il est enseignant et a une carrière syndicale et politique bien remplie. La preuve, il a été successivement, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire (Synesci, 1980-83), membre du PIT. Emprisonné en 1992 à la suite d’une marche initiée par un certain Laurent Gbagbo alors secrétaire général du FPI, et qui a failli se transformer de peu en une insurrection, il devient alors un membre influent du FPI en intégrant le secrétariat général en 1993. Elu député du FPI dans la commune d’Alépé-Abidjan en décembre 2000, il devient président de la commission sécurité et défense à l’Assemblée nationale en janvier 2001. Depuis juillet 2001, il est nommé Secrétaire général adjoint du FPI.
Homme politique averti donc, il n’y a pas mieux indiqué que lui, Laurent Akoun, pour savoir le poids des mots et le sens des phrases dans un communiqué politique. Surtout en période de crise. Ecrire, en substance, de ses propres mains, que le parti au pouvoir, voire le gouvernement, trouvera sur son chemin et de la part du Fpi, la riposte appropriée et que « ce n’est qu’une question de temps », est une éloquente prise de responsabilité. Surtout à un moment où de multiples attaques aussi meurtrières les unes que les autres font rage à l’Ouest du pays et que tout les soupçons se tournent vers le Fpi dont les miliciens et mercenaires ne font guère mystère de leur désir de vengeance. Ce communiqué dont les termes sont sans ambiguïté, prouve que l’ancien député et tout aussi ancien président de la commission sécurité et défense à l’Assemblée nationale, en assume l’entière responsabilité. Mais il est dans une logique. De sources bien informées, Akoun aurait confié à des proches que son rêve à lui, est d’être mis aux arrêts de sorte à envenimer la situation politique et faire croire à la l’opinion nationale et internationale que le régime au pouvoir s’acharne sur son opposition. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’à chaque fois qu’il en a l’occasion, il ne se gêne aucunement pour s’attaquer en des termes parfois très durs, aux nouvelles autorités. Le dernier communiqué qui porte sa marque en est une preuve parfaite.

Yves-M. Abiet

Le Patriote

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