Putsch manqué du FPI : Laurent Akoun doit absolument s’expliquer

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Laurent Akoun est sans doute la nouvelle figure de proue de l’extrémisme politique en Côte d’Ivoire. Depuis la chute de l’ex-régime au pouvoir, aucune occasion ne lui échappe pour voler dans les plumes du pouvoir en place. Son nom rime avec violence verbale, défiance des nouvelles autorités et surtout volonté d’en découdre avec le régime d’Abidjan. Le secrétaire général par intérim du Front populaire ivoirien ne cache plus, en effet, son rêve de porter un coup sérieux à l’administration Ouattara et s’il le peut renverser le régime de l’ancien directeur général adjoint du FMI. C’est donc un truisme d’affirmer qu’il n’est pas étranger au dernier putsch du FPI déjoué par les autorités ivoiriennes. Extrémiste sur les bords, ce refondateur certainement aveuglé par la rancune et la haine, ne manque pas de tribune, depuis la chute de son mentor, Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, pour ruminer la vengeance de son parti. «Il y a le match retour qui arrive», a prédit lors d’une de ses sorties musclées contre le pouvoir, celui qui apparait comme un héros démodé. Le match retour dont faisait cas, Laurent Akoun était de toute évidence en préparation dans les officines de son parti abonné à la promotion de la violence, du tribalisme, de la mort et de la guerre. Adepte des discours enflammés, incisifs, avec seulement l’invective à la bouche, le compagnon de lutte de l’ancien président, Laurent Gbagbo devrait selon toute vraisemblance, avoir un rôle de préparation des esprits des militants du FPI à ce qui devrait arriver. «Personne ne fera le combat à notre place. Nous préférons mourir debout que de vivre à genoux. Tenez bon ! Car Laurent Gbagbo va revenir bientôt et gouverner la Côte d’Ivoire. Il a pris son billet d’avion aller et retour pour la Haye», a-t-il harangué ses militants en mai dernier, lors d’une tournée dans la Zanzan.
Mais l’ancien transfuge du PIT a sans doute franchi le rubicond de ces incessants appels à la sédition dans une déclaration signé récemment de ses propres mains et dans laquelle les Ivoiriens ont pu lire ceci : «le FPI rappelle aux autorités politiques du moment que quiconque gouverne avec et par la force finit par trouver sur son chemin plus fort que lui. Ce n’est qu’une question de temps». Or voilà qu’à peine quelques jours après cette déclaration, l’ex-ministre de la Défense de Gbagbo est pris la main dans le sac d’une tentative de coup d’Etat contre le régime actuel. Bien plus, cet activiste du FPI s’était fait interpeller auparavant par la DST alors qu’il revenait d’un voyage au Ghana. Voyage qui coïncidait, selon les révélations du ministre de l’Intérieur, avec la découverte du projet de Lida.
On le voit, les déclarations de Laurent Akoun démontrent qu’il est un sachant concernant les activités de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, il est impérieux qu’il s’explique sur le sens profond de la phrase : « ce n’est qu’une question de temps ». Quel temps ? Ce matin, le parti bleu annonce une déclaration sur cet événement. Les Ivoiriens veulent bien croire que l’homme expliquera le fond de sa pensée. Sinon, il faudra bien que les autorités ivoiriennes consentent à l’y obliger.
Lacina Ouattara

Le Patriote

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