Le patrimoine menacé en Cote d’Ivoire

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La ville historique et balnéaire, Grand-Bassam, est menacée par l’érosion qui attaque la côte ivoirienne, alors même qu’elle cherche à se faire inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco.

Des dizaines de constructions, restaurants et autres “maquis” (gargotes) ont subi de gros dégâts ces dernières années du fait de l’érosion. Aujourd’hui, des digues de sable jetées sur la plage servent de modeste rempart contre les flots.

Si rien n’est fait “d’ici une vingtaine d’années, le front de mer à Grand-Bassam sera sous les eaux”, avertit Philibert Koffi Koffi, du Centre de recherches océanologiques (CRO) d’Abidjan. C’est le patrimoine de la ville qui est en danger.

“L’érosion côtière est un phénomène normal, mais elle s’est amplifiée cette dernière décennie à cause du changement climatique et de la montée du niveau marin”, explique l’océanologue. Selon lui, 150 kilomètres, sur les 500 du littoral ivoirien, sont rongés jour après jour. Or, Grand-Bassam est l’une des destinations les plus prisées des Abidjanais plus ou moins fortunés le week-end, tout comme des visiteurs étrangers. La ville comprend de très beaux et nombreux vestiges d’architecture coloniale du pays. Un patrimoine menacé par l’érosion.

Ces événements se produisent alors même que la ville est proposée pour figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité. Après un échec en 2009, les autorités ivoiriennes en place depuis un peu plus d’un an tentent donc à nouveau de faire inscrire ce joyau en péril au patrimoine de l’Unesco, une reconnaissance espérée pour le pays après la crise politico-militaire meurtrière de 2010-2011. “Il faut sauver” ce site, dont la disparition “va entraîner celle de nombreux villages environnants”, supplie le chef local Vincent Ledjou, dans son élégant pagne traditionnel, disant lancer “un cri du coeur” à l’Etat. Pour les experts du CRO, “un plan de gestion durable” s’impose d’urgence pour prendre à bras-le-corps le problème de l’érosion côtière et intégrer toutes ses données (tourisme, économie, environnement…). L’UNESCO a refusé ce site en 2009 alors même qu’il est menacé, l’UNESCO devrait au contraire l’inscrire dans son programme d’urgence du patrimoine mondial de l’Humanité.

www.citizenkane.fr

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