Abidjan prévoit une croissance à deux chiffres en 2014

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La croissance de l’économie ivoirienne atteindra les 9% l’année prochaine et passera au-dessus des 10% en 2014, a estimé lundi le Premier ministre, Jeannot Kouadio-Ahoussou, reflétant l’optimisme des autorités après une décennie de crise.

Ancien moteur de la croissance en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire se remet progressivement des années de division qui ont suivi la tentative de coup d’Etat de 2002 et ont culminé après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle. Le pays est sorti de la crise politique au printemps 2011 au prix d’un bref mais meurtrier conflit qui a fait plusieurs milliers de morts.

Le scénario retenu par le gouvernement prévoit une croissance de «8,2% en 2012, 9% en 2013, 10% en 2014 et 10,1% en 2015», précise le Premier ministre dans un discours au Parlement dont Reuters s’est procuré une copie.
Le FMI prévoit lui une croissance autour de 8% cette année après une contraction du PIB ivoirien de 4,7% l’an dernier, essentiellement due au conflit.

Des chiffres tempérés par les analystes

Les analystes ne sont pas convaincus par le cadrage macroéconomique du gouvernement ivoirien, et tablent sur une croissance solide mais moindre pour les années à venir. D’après une enquête menée par Reuters auprès de huit économistes, ils sont plutôt sur une croissance de 7,5% cette année avant un ralentissement à 5,8% l’année suivante puis une stabilisation à ce niveau.

Après son investiture, en mai 2011, Alassane Ouattara, ancien haut fonctionnaire du FMI, a engagé un programme de réformes économiques, notamment dans la filière cacao dont le pays est le premier producteur mondial, et d’investissements dans les infrastructures pour gommer les effets de la «décennie perdue». Il a été activement soutenu par les bailleurs de fonds internationaux, dont la contribution a représenté en 2011 l’équivalent de 5% du Produit intérieur brut ivoirien.

«Depuis plus d’un an, grâce à l’adoption et à la mise en oeuvre par le gouvernement d’une série de réformes structurelles, la quasi-totalité des indicateurs économiques sont repassés au vert», a souligné Jeannot Kouadio-Ahoussou.

Reuters

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